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Kane, C., Kane, A. & Humbert, J. 2009. The new mouthpiece of the Senegal River. Work presented at Third International AMMA Conference, July 20—24, at Ouagadougou, Burkina Faso.
Added by: roussot 2009-11-24 20:32:25
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Categories: Society-Environment-Climate interactions
Keywords: Adaptation and Mitigation, Water - Energy - Resources
Creators: Humbert, Kane, Kane
Publisher: African Monsoon Multidisciplinary Analyses (Ouagadougou, Burkina Faso)
Collection: Third International AMMA Conference

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Abstract
Intervention of man on the natural environment weakens the ecosystems. Since 1986, the Diama dam became the artificial upstream limit of the estuary, the limit downstream being established by the mouthpiece, its construction on the Senegal river allowed the transfer of the water on long distances towards overdrawn zones.
Hydrological year 2003 is characterized by a good pluviometry at the upstream area of the Senegal river, it shows itself by a premature floods. Generally observed in September, the wave of floods observed to Bakel in August arrived at Diama at the end of the same month. The maximum flow, that is 1721 m3/s is raised on August 31st. During September, flows of more than 1500 m3/s were evacuated in the station of Diama dam. The rise in the water level then became worrisome for Saint-Louis city, Diama dam again had to make other releases in the direction of the low estuary.
These releases at the level of the estuary increase the raising of the stream. So the level of the stretch of water is crossed in a quotation superior to the flood level (1,75 m). This situation entailed overflowing at the level of the city. The installation floods was premature for this year and they result from the arrival of the first wave of floods. Four waves of floods must be observed from October 15th, 2003.
This alarming situation urged the authorities to take urgent measures before Saint-Louis is under waters. Decision to dig a channel of unballasting four metres wide was taken to save Saint-Louis from flood. The so realized breach (at night from 3 till 4 October 2003) allowed to lower the river level of 1,95 m IGN in 1 m IGN with discharges evacuated by 100 m3/s from its opening. The breach is opened on the sandy spit so called Langue of Barbarie, very narrow land, organized by the coastal drift, and presenting points of weakness due to erosion.
Except its extension, realization of this breach on this part of the senegalese coast is at the origin of numerous environmental problems.
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L’intervention de l’homme sur le milieu naturel fragilise les écosystèmes. Depuis 1986, le barrage de Diama est devenu la limite artificielle amont de l’estuaire, la limite aval étant constituée par l’embouchure, sa construction sur le fleuve Sénégal a permis le transfert de l’eau sur de longues distances vers des zones déficitaires.
L’année hydrologique 2003 est caractérisée par une bonne pluviométrie dans le haut bassin du fleuve Sénégal, elle se manifeste par une crue précoce au niveau du fleuve. Généralement observée au mois de septembre, l’onde de crue observée à Bakel en août est arrivée à Diama en fin août. Le débit maximum du mois, soit 1721 m3/s est relevé le 31 août.
Au cours du mois de septembre, des débits de plus de 1500 m3/s ont été évacués à la station de Diama. La montée des eaux est alors devenue préoccupante pour la ville de Saint-Louis, le barrage de Diama devait encore effectuer d’autres lâchers en direction du bas estuaire.
Ces lâchers au niveau de l’estuaire ont entraîné le rehaussement du cours d’eau. Ainsi le niveau du plan d’eau est passé à une cote supérieure à la cote d’alerte (1,75 m). Cette situation a entraîné des débordements au niveau de la ville. L’installation des inondations a été précoce pour cette année et elles résultent de l’arrivée de la première onde de crue. Quatre ondes de crue devaient être observées à partir du 15 octobre 2003.
Cette situation alarmante a poussé les autorités à prendre des mesures urgentes avant que Saint-Louis ne soit sous les eaux. La décision de creuser un canal de délestage de quatre mètres de large a été prise pour sauver Saint-Louis de l’inondation. La brèche ainsi réalisée (dans la nuit du 3 au 4 octobre 2003) a permis de baisser la côte du fleuve de 1,95 m IGN à 1 m IGN avec des débits évacués de 100 m3/s dès son ouverture.
La brèche est ouverte sur la flèche littorale sableuse de la Langue de Barbarie, étroite bande de terre fragile mise en place par la dérive littorale, et présentant des points de faiblesse dûs à l’érosion.
Hormis son élargissement, la réalisation de la brèche sur cette partie du littoral sénégalais est à l’origine de nombreux problèmes environnementaux.
Added by: roussot