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Communication incl. Poster: BibTeX citation key:  Brou
Brou, Y. T., Akindes, F., Zueli, K. B. & Servat, E. 2009. Climate, Socio-economic changes and landscapes in Côte d’Ivoire. Work presented at Third International AMMA Conference, July 20—24, at Ouagadougou, Burkina Faso.
Added by: roussot 2009-10-19 15:31:20
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Categories: Society-Environment-Climate interactions
Keywords: Adaptation and Mitigation, Agriculture, Vegetation
Creators: Akindes, Brou, Servat, Zueli
Publisher: African Monsoon Multidisciplinary Analyses (Ouagadougou, Burkina Faso)
Collection: Third International AMMA Conference

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Abstract
The bioclimatics conditions in the forest-and-savanna-dominated Côte d’Ivoire Country have been subjected to high variability in bioclimatic conditions. The analysis of the climatic data clearly shows a brutal reduction in rainfall since the end of the Sixties and the persistence of this phenomenon during the last decade. At the same time, a modification in the dynamics of forest cover is observed. One of the consequences of the environmental modifications recorded since the Sixties is the strong space mobility of the rural populations. The strong resulting land leads to inevitable and profound changes in the forest cover. Even though signs of a man-induced forest degradation in Côte d’Ivoire have been perceptible in Côte d’Ivoire for many centuries, the most dramatic transformation of the forest cover started in the 20th century, and more particular after independences in the Sixties. While the forest area exceeded 12 million hectares in 1960, they had fallen below 4 million hectares in 2000.
The climatic uncertainty and the decrease in the forested areas lead the peasants to adopt regulating and preserving strategies. Regardless of the region, such strategies aim to: (i) restrict access possibilities to the wet grounds; (ii) better spatial arrangement of the cultures with a priority granted to the early cultures; (iii) cultivate low of slope and rarely inundated pits and low areas in priority, and (iv) increase the proportion of cultures that are less sensitive to the climatic risks.
My work as a whole stands at the interface between the physical environment and the human environment in a threefold approach including the ecosystem, the agro-system and the social system. Therefore, consequently, they integrate the use of statistics for bioclimatic data analysis, remote sensing for monitoring of land use dynamics and socio-economic survey to understand the actions and reactions of the populations to environmental dynamics.
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Pays de forêt et de savane, la Côte d’Ivoire connaît, depuis maintenant plus de 40 ans, une variabilité importante de ses conditions bioclimatiques. L’analyse des données climatiques met, en effet, en évidence une diminution brutale des hauteurs pluviométriques à partir de la fin des années 60 et la persistance de ce phénomène au cours de la dernière décennie. Corrélativement à cette variabilité climatique, on observe une modification dans la dynamique du couvert végétal. Les modifications environnementales enregistrées depuis les années 60 sont en interaction avec la forte mobilité spatiale des populations rurales. La forte pression foncière qui en résulte aboutit à des modifications profondes du milieu forestier. Même si des signes de l’humanisation de la forêt ivoirienne sont perceptibles depuis bien des siècles, c’est à partir de la seconde moitié du 20e siècle, et notamment après les indépendances des années 60, que commence la transformation véritable. Alors que les superficies forestières dépassaient les 12 millions d’hectares en 1960, elles n’atteignent plus les 4 millions d’hectares en 1999.
Face aux incertitudes du climat et à l’amoindrissement des terres forestières, les paysans adoptent des stratégies et des attitudes conservatoires et régulatrices. D’une manière générale, quelle que soit la région, celles-ci visent à : durcir les possibilités d’accès aux terres humides ; une meilleure disposition des cultures, la priorité étant accordée aux variétés précoces ; accorder la priorité aux bas de pente, aux bas-fonds non inondables et aux cuvettes à inondations peu fréquentes ; accorder une plus grande place aux cultures moins sensibles aux aléas.
L’ensemble de mes travaux se situe à l’interface du milieu physique et du milieu humain dans une démarche triptyque incluant l’écosystème, l’agro-système et le socio-système. Ils intègrent ainsi l’usage de la statistique pour l’analyse des données bioclimatiques, de la télédétection pour le suivi de la dynamique des états de surface et des enquêtes socio-économiques pour comprendre les actions et les réactions des populations face aux dynamiques environnementales.
Added by: roussot