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Communication incl. Poster: BibTeX citation key:  Becerra
Becerra, S., Diarra, B. & Gangneron, F. 2009. « Hey, Mrs.: Jerrycan! »: the social management of the water crisis in Hombori (Mali). Work presented at Third International AMMA Conference, July 20—24, at Ouagadougou, Burkina Faso.
Added by: Devic 2009-09-23 10:01:00    Last Edited by: roussot 2009-11-05 15:02:11
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Categories: Society-Environment-Climate interactions
Creators: Becerra, Diarra, Gangneron
Publisher: African Monsoon Multidisciplinary Analyses (Ouagadougou, Burkina Faso)
Collection: Third International AMMA Conference

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Abstract
The water crisis in the Sahel is usually described in the scientific literature as a monsoon-related rainfall variability problem. For more than thirty years, the climatic situation of Mali is characterized by both a decline in volume, a lack facing the various needs and a structural irregularity of the rains, meaning that the focus is maintained on the climatic hazards. Started by scientists from the so-called “hard sciences”, the African monsoon changes are a new research thematic for human and social scientists, but still focusing on these changes’ impacts on a hazards-oriented perspective. We propose to shift the research orientation on the interactions between societies and water resources. Following an approach based on the analysis of social vulnerabilities, we question the rural population action capacities facing climatic fluctuations. During our fieldwork in the villages of the Hombori commune (Malian Gourma), we were often interpellated with a noticeable sentence: “Hey, Mrs! Jerrycan!” with the word “jerrycan” meaning the water bottle. Here the jerrycan is the symbol of the water crisis and the vulnerability of the populations facing the harshening climatic conditions. To go beyond the vulnerable-presumed populations’ concept, “Hey, Mrs! Jerrycan!” open a new insight on the considered populations by underlining their effective response capacities to various hazards, including the climatic risk. Using our fieldwork results, our analysis shows that the social vulnerability facing the climatic risks is only a part of a larger system of vulnerabilities (access to health care services, resources and assets, cash, etc.). In such a context, the water shortage risk is perceived as an everyday life hazard that is managed through seasonal and locally specific responses. However, some norms of the social system may restrain the emergence of more sustainable initiatives for a better adaptation.
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La crise de l’eau au Sahel est classiquement présentée dans le domaine scientifique comme un problème de variabilité pluviométrique lié à la mousson. La situation climatique au Mali se caractérise depuis plus de 30 ans, par une diminution, une insuffisance et une irrégularité de la pluviométrie. Cette vision situe le regard sur la crise du côté de l’aléa. Etudiés initialement par les sciences dites « dures », les changements caractérisant la mousson africaine interpellent pourtant aujourd’hui les sciences humaines et sociales, à travers l’analyse de leurs impacts, principalement, toujours dans une perspective aléa-centrée. Nous proposons de déplacer la réflexion et de considérer plutôt les interactions entre les sociétés et les ressources en eau. A partir d'une approche centrée sur les vulnérabilités sociales, nous interrogerons les capacités d’action des populations rurales face aux variations du climat. Sur le terrain malien, nous avons souvent été interpellés, dans les villages de la commune d’Hombori par une expression curieuse… « Madame ! Bidon ! ». Le « bidon » désigne la bouteille d’eau… Il est en fait le symbole de la « crise » de l'eau et de la vulnérabilité des populations face à la péjoration climatique. Pour dépasser l’idée de populations « présumées vulnérables », « Madame : Bidon » donne pourtant la parole à ces « vulnérables » afin de renouveler les visions scientifiques de la « crise de l’eau » et de mettre en lumière les capacités de réponse effective à des aléas divers, le climat étant un défi à relever parmi d’autres. A partir du travail de terrain réalisé sur la commune d’Hombori dans Gourma malien, notre analyse montre que la vulnérabilité sociale au climat s’inscrit dans un système plus large de vulnérabilités (santé, accès aux ressources, manque d’argent, etc.). Dans ce contexte le risque de pénurie d’eau est perçu comme un aléa « ordinaire » auquel localement les populations ont trouvé des réponses saisonnières. Certaines normes du fonctionnement social empêchent cependant l’émergence d’initiatives plus durables d’adaptation.
Last Edited by: roussot