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Kergoat, L., Hiernaux, P., Ramarohetra, J., Gardelle, J. & Grippa, M. 2010. "Less rain, more water in ponds" des premières preuves aux mécanismes. Work presented at Atelier AMMA France 2010.
Added by: Fanny Lefebvre 2010-11-08 17:36:08
 B  
Categories: Land surface processes, Water cycle
Creators: Gardelle, Grippa, Hiernaux, Kergoat, Ramarohetra
Publisher: African Monsoon Multidisciplinary Analyses
Collection: Atelier AMMA France 2010

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Abstract
La sécheresse Sahélienne de ces trentes dernière années s'accompagne de phénomènes hydrologiques paradoxaux qui traduisent une augmentation généralisée du ruissellement de surface. Ce phénomène, établi principalement en zone sahélienne cultivée et généralement attribué à la mise en culture, a été observé par Gardelle et al. 2010 dans la région du Gourma, où la surface cultivée est inférieure à 3%. Entre 1954, période humide avant la sécheresse, et 2008, les mares du Gourma ont augmenté de 108 % en surface (n=91) .
Le facteur explicatif retenu est une augmentation du ruissellement de surface sur les sols peu profonds qui couvrent environ 35 % de la région et qui alimentent les mares. L'hypothèse avancée pour expliquer cette augmentation du ruissellement est le passage d'un écoulement en nappe à un écoulement concentré concomitant à une détérioration du couvert végétal en réponse aux sècheresses paroxystiques de 1973 et 1984. Ces phénomènes seraient liés car la concentration du ruissellement prive les formations végétales de l'eau de l'écoulement en nappe et réciproquement la détérioration du couvert facilite l'écoulement concentré.
Pour évaluer cette hypothèse, nous avons 'revisité' le bassin versant de Tin Adjar, étudié en 1956-58 par Dubreuil et collaborateurs. Le réseau hydrographique, les couverts végétaux et les types de sol ont été cartographiés à partir de photographies aériennes, d'images satellite et de mission de terrain.
Le réseau hydrographique montre une évolution spectaculaire: longueur des ravines, ramification du réseau, largeur des plaines d'inondation, drainage des cuvettes du haut de bassin, tout indique une augmentation du ruissellement. Si l'on observe une régression de la végétation, cette étude montre surtout une rapide transformation des sols soumis à une forte érosion: affleurements rocheux, disparition des bas-fonds, érosion des glacis limoneux.
Notre hypothèse de facteurs co-évolutifs 1) le couvert végétal et 2) le système de ruissellement compte un troisième acteur 3) l'érosion. Ce troisième acteur renforce le caractère 'permanent' de ces changements, qui nécessiteraient un ensablement généralisé des surfaces pour inverser ces tendances.
Au vu de ces résultats, et des tendances observées sur l'évolution des couverts ligneux et herbacés (sahel greening ou désertification ?), nous discuterons de l'évolution future de l'hydrologie de surface en zone pastorale, et en particulier des liens qui relient, ou plutôt ne relient pas, le volume des précipitations et la ressource hydrique.
Added by: Fanny Lefebvre